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COPADEN

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Pointe-Claire, Quebec
 

 

Climat : COP22 et perspectives africaines
La COP22 représente la 22eme édition de la conférence des parties prenantes de la convention cadre des Nations Unies pour sur le changement climatique (CCNUCCC) s’est déroulée à Marrakech (Maroc) du 7 au 18 novembre 2016.

Cet évènement mondial qui a réuni des acteurs gouvernementaux, de la société civile et du secteur privé avait pour enjeu principale la mise en œuvre de l’accord historique de Paris sur le climat adopté en 2015 et vise à limiter le réchauffement global induit l’augmentation des gaz à effet de serre (GES) « bien en dessous » du seuil des 2 degrés Celsius. Cet accord est entré en vigueur le 4 novembre 2016 de par la ratification par le nombre de parties prenantes requises.

La COP22 se voulait celle de l’action pour trouver des mécanismes de mise en œuvre pour les différents axes de la COP21 à savoir l’adaptation, la transparence, le transfert de technologies, l’atténuation, le renforcement des capacités et les pertes et préjudices. A cela s’ajoutait une forte volonté politique notamment du pays hôte le Maroc de porter la voix des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques, en particulier celle des pays africains et des états insulaires. Ainsi, un sommet de chefs d’états africains fût organisé le 16 novembre dans le cadre de la COP22. La COP22 a permis des avancées sur la rédaction du manuel d’opération de l’accord de Paris et l’élaboration d’outils pour l’évaluation sectorielle notamment les mécanismes de transparence, de vérifications et de reportage.

A cela s’ajoute l’expression d’une forte volonté politique des parties de lutter contre le changement climatique et favoriser des économies sobres en carbone, des engagements financiers en faveur du Fond d’adaptation et du Fond vert GCF, selon le sigle en anglais) et le lancement d’initiatives pour les secteurs clés (Énergie, Transport, Eau, Agriculture, Forets, Océan). Si le GCF affiche déjà plusieurs milliards de dollars pour financer des projets, la mobilisation financière reste un défi pour le fond de l’adaptation.Sur le plan africain, une majorité d’états se sont engagés en termes de contributions nationales atténuation et/ou adaptation dans le cadre de la CCNUCC.

Il convient de souligner que l’Afrique représente seulement environ 4% des émissions mondiales de GES.Le sommet des chefs d’états a permis de dégager des priorités et des coordinateurs régionaux pour les initiatives sectorielles. Un défi majeur pour l’Afrique reste le renforcement des capacités pour monter des projets bancables et saisir les opportunités de financement non seulement à partir de 2020 dans le cadre l’accord de Paris mais aussi à partir des autres fonds public, privé et de la coopération multi latérale et internationale. La diaspora et l’expertise africaines en environnement à travers le monde qui présente l’avantage d’avoir une bonne compréhension des enjeux climatiques et environnementaux et des réalités socio-culturelles peut constituer un levier puissant pour le continent pour remplir ses engagements au regard de la CCNUCC et développer des économies sobres en carbone dans une perspective de développement durable.

Le nouveau cadre de fédération de l’expertise africaine en environnement (Conseil panafricain des docteurs en environnement) constitue une ressource importante destinée à appuyer les gouvernements et les organisations africaines face à l’aléa climatique et environnemental qui constitue sans nul doute, au regard de plusieurs études, l’une des menaces les plus importantes pour l’Afrique dans un contexte de forte croissance démographiques.

Par Dr Amadou Idrissa Bokoye

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